Au cœur de la forêt du Puy du Fou, sur près de 2000 m², les visiteurs vont être propulsés un siècle en arrière. En entrant dans les entrailles d'une tranchée (300 m) de la Première Guerre Mondiale, ils vont vivre une expérience de 15 minutes entre frisson et émotion. Les visiteurs seront accompagnés par l'échange épistolaire d'un "Poilu" avec sa fiancée. Les lettres de la jeune femme révèlent son inquiétude alors que les visiteurs découvrent la réalité de la vie dans la tranchée. Effervescence du poste de communication, urgence de l'infirmerie, appels du vaguemestre (service postal), corvée de soupe, éclats d'obus et les bombardements... Entre les chenilles du char d'assaut et les hélices d'un avion écrasé, les visiteurs progresseront au milieu du spectacle qui les conduira jusqu'au soir de Noël pour raconter la trêve qui eut lieu entre les deux camps opposés, une nuit symbolique le bruit des armes a cédé la place aux chants des soldats. Pour concevoir cette grande nouveauté et être au plus près de la réalité, les équipes du Puy du Fou se sont entourées de grands historiens, dont notamment David Bardiaux, spécialiste de la Grande Guerre. Elles se sont également appuyées sur une centaine de lettres de Poilus vendéens, tirées d'archives, absolument bouleversantes, et dont des extraits figurent parmi les textes.
Ils avaient vingt ans Un hommage aux soldats de la Grande Guerre, leur vie, leur courage, leur humanité De l'été 1914 aux tranchées de Verdun, ce document retrace le destin de ces hommes ordinaires emportés dans une guerre extraordinaire. Sept chapitres pour ne jamais oublier. Chapitre I : Ils avaient vingt ans Ils avaient vingt ans, parfois moins. C'étaient des paysans aux mains façonnées par la terre, des ouvriers habitués au bruit des usines, des instituteurs enseignant l'alphabet aux enfants du village, des artisans fiers de leur savoir-faire, des étudiants pleins d'avenir. Des hommes simples qui, pour la plupart, n'avaient jamais quitté leur clocher ni leur famille. Et soudain, l'été 1914 bascule. Les affiches de mobilisation couvrent les murs, les cloches sonnent le tocsin. Dans un grondement de vapeur et d'adieux précipités, les trains les emportent vers le front. Ils partent sous la lumière radieuse de juillet, sans savoir qu'ils s'enfoncent dans la nuit la plus longue de l'Histoire. Le poilu de 14-18 n'est pas un héros de papier. C'est un fils, un frère, un père. Un homme qui n'a rien demandé, mais à qui l'on va tout prendre. Le paysan : Il quitte ses champs pour un front inconnu, emportant avec lui le souvenir de la terre et l'odeur du pain frais. L'instituteur : Il enseignait la paix et la République ; le voilà contraint d'apprendre la guerre, lui qui croyait au pouvoir des mots. L'ouvrier : Habitué à l'effort des usines, il découvre un labeur d'une tout autre horreur : celui de la tranchée. Chapitre II : La tranchée, la boue, le froid, le silence Loin des images d'Épinal, des charges à cheval et des sabres rutilants, 14-18 est une guerre d'enlisement. Les hommes s'enfouissent dans la terre pour tenter de rester vivants. Le soldat vit désormais dans une boue omniprésente qui engloutit ses bottes et lui colle à la peau. Il endure le froid glacial qui transperce sa capote usée et engourdit ses membres. Sous un ciel déchiré par les obus et la fumée des gaz asphyxiants, il affronte l'épreuve la plus terrible : l'attente interminable dans des nuits sans sommeil, le moindre bruit peut annoncer la mort. La tranchée est un monde suspendu où le temps se fige. Ici, le Poilu cesse d'être un simple combattant : il devient un survivant. Chapitre III : Verdun (tenir coûte que coûte) Certaines batailles deviennent les cicatrices indélébiles d'une nation. À Verdun, la France résiste pendant dix mois dans un enfer de feu et d'acier qui transforme le paysage en décor lunaire (300 000 morts). Dans la Somme, soixante mille soldats britanniques tombent dès le premier jour de l'offensive. Au Chemin des Dames, les assauts répétés contre des positions inexpugnables déclenchent les mutineries de 1917. Au cœur de cette mécanique à broyer les hommes, le soldat voit ses camarades s'effondrer à ses côtés, ceux avec qui il partageait le quart de soupe, ceux dont il connaissait la fiancée ou le nouveau-né. Pourtant, il tient. Parce que tenir, c'est espérer vivre une minute de plus. Chapitre IV : L'humanité au milieu du chaos Au plus profond de l'horreur, de fragiles lueurs d'humanité persistent. C'est un Poilu qui partage sa dernière ration avec un camarade épuisé. Un médecin qui opère sans relâche à la bougie dans une cave chancelante ; un officier qui refuse de sacrifier inutilement ses hommes. Et puis, il y a cette nuit de Noël 1914 dans les Flandres. Spontanément, soldats allemands et britanniques déposent les armes pour se rejoindre dans le no man's land. Le temps de quelques chansons, d'une cigarette partagée et de photos de famille montrées à l'ennemi, les combattants redeviennent simplement des hommes unis par la même détresse. Chapitre V : La lumière d'une lettre Dans la tranchée enneigée de l'hiver 1916, alors que la terre tremble sous l'artillerie, le soldat écrit. Il écrit à celle qui l'attend au pays, sous la même lune. Ses mots sont simples, parfois maladroits, mais ils sont vitaux. Rédiger une lettre, c'est affirmer que la vie et l'amour sont plus forts que la barbarie. Des millions de lettres ont ainsi traversé la guerre. Ces lignes conservent la tendresse des hommes, la nudité du quotidien et l'espoir intact d'un retour au foyer. Elles sont la preuve que la guerre n'a pas réussi à détruire leur âme. Chapitre VI : Le soldat qui ne voulait qu'une chose, rentrer . Le Poilu ne rêve ni de gloire ni de médailles. Dans le silence lourd qui précède l'assaut, il ne désire qu'une chose : rentrer. Revoir les pierres de son village, retrouver le regard de sa mère, enlacer celle qu'il aime. Il ne veut plus des fusées éclairantes, mais de la lumière douce d'une lampe à pétrole. Il aspire au vrai silence : non pas celui de la mort, mais celui d'un dimanche paisible, rythmé par le tic-tac d'une horloge. La fraternité de la boue De cette souffrance partagée naît une solidarité indéfectible. Le Breton et le Provençal, le paysan du Cantal et l'ouvrier du Nord deviennent frères. Leur fraternité ne s'embarrasse pas de discours officiels : elle vit dans le quart de gnôle transmis de main en main, le blessé porté à bout de bras et les chansons entonnées ensemble pour chasser la peur. Chapitre VII : Se souvenir et transmettre Avec ses dix millions de morts et ses millions de mutilés, la Première Guerre mondiale a laissé un continent dévasté. Pourtant, face à la déshumanisation programmée, ces hommes ordinaires ont fait preuve d'une dignité remarquable. Repères chronologiques Été 1914 : Mobilisation générale. Des millions d'hommes partent, persuadés que la guerre sera courte. 1915–1916 : Enlisement dans les tranchées. Les batailles d'usure de Verdun et de la Somme déciment une génération. 1917 : Lassitude et mutineries au Chemin des Dames. L'entrée en guerre des États-Unis redéfinit le conflit. 11 novembre 1918 : L'Armistice . Le silence revient enfin sur un monde définitivement changé. Les noms gravés sur les monuments aux morts de nos villages rappellent ces destins brisés, ces enfants qui ne sont pas nés et ces récoltes jamais faites. Se souvenir de ces hommes, ce n'est pas seulement honorer leur mémoire : c'est refuser de laisser s'éteindre la leçon d'humanité qu'ils nous ont léguée.